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Au premier trimestre 2026, l’emploi dans le secteur privé augmente d’environ 7 400 emplois. Cette hausse est plus marquée qu’au début des deux années précédentes. Sur un an, l’emploi recule toutefois encore, avec une perte d’environ 3 000 emplois. Dans l’industrie, pour la première fois depuis trois ans, on observe une stabilisation. Le secteur des services demeure le moteur de la création d’emplois, avec près de 6 000 postes supplémentaires. La progression s’observe en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie. Le nouveau Baromètre de l’emploi de SD Worx, développé avec Ortelius (Econopolis), cartographie les tendances structurelles du marché du travail et permet de détecter plus tôt une accélération ou un ralentissement de l’activité économique, à partir de l’évolution de l’emploi par secteur et par région. Pour la première fois, SD Worx présente son Baromètre de l’emploi pour le marché belge. SD Worx investit dans le développement d’un baromètre trimestriel, conçu comme une boussole fiable dans un contexte économique complexe et incertain. Ortelius, filiale d’Econopolis, calcule pour SD Worx (via un modèle économétrique spécifiquement développé) une série temporelle d’indicateurs de croissance. Ces chiffres s’appuient sur les données salariales les plus récentes de SD Worx, qui portent sur plus d’un million de travailleurs et 37 000 employeurs en Belgique, et sont calibrés à l’aide des statistiques nationales de l’ONSS. La prochaine édition du Baromètre de l’emploi SD Worx paraîtra fin juillet 2026.

« Avec 7 400 emplois supplémentaires, l’emploi en Belgique démarre nettement plus fortement en 2026 que lors des deux dernières années. Dans le même temps, le Baromètre de l’emploi nous permet d’identifier plus rapidement les points d’attention et les retournements de tendance. Cet éclairage est crucial si, à l’avenir, les employeurs belges veulent continuer à faire partie des champions européens de la croissance », explique Katleen Jacobs, Business Unit Manager Consultancy chez SD Worx.

Les services restent, pour l’instant, le principal moteur de la croissance de l’emploi dans le secteur privé

Ces dernières années, le secteur des services affiche des performances relativement solides et prolonge cette tendance au début de 2026. Au premier trimestre, environ 6 000 emplois ont été créés par rapport à la fin de l’année précédente. Annelore Van Hecke, Senior Macro Economist chez Ortelius, précise : « Les trois secteurs qui créent le plus d’emplois au premier trimestre sont les soins de santé (+1 300), le transport et l’entreposage (+1 200) et les professions libérales et les activités scientifiques (+1 000). La croissance la plus forte est observée dans l’immobilier, avec +1,4 % (300 emplois). » Sur un an (par rapport au premier trimestre 2025), les services enregistrent une hausse de près de 11 000 emplois. La croissance est particulièrement marquée dans les soins de santé ainsi que dans les services de soutien et autres services. La culture et les loisirs, l’Horeca et le transport et l’entreposage se portent également bien. À l’inverse, l’emploi recule dans le commerce de gros et de détail (-1 000 emplois) et dans le secteur communication et TIC (-1 600 emplois).

Pas encore de retournement structurel positif pour l’industrie et la construction

«  Le Baromètre de l’emploi SD Worx fait état d’un premier ralentissement de la tendance à la baisse dans l’industrie et la construction. Néanmoins, sur un an, le tableau reste clairement négatif. Par rapport au premier trimestre 2025, environ 11 000 emplois ont disparu dans l’industrie et 2 700 dans la construction. La stabilisation récente ne suffit donc pas encore à parler d’un retournement structurel positif », analyse Katleen Jacobs, chez SD Worx. La macroéconomiste Annelore Van Hecke, d’Ortelius, ajoute : « Les évolutions dans la région du Golfe et la hausse des prix du gaz et du pétrole menacent de fragiliser davantage la compétitivité de l’industrie à forte intensité énergétique. En Belgique, des prix de l’énergie plus élevés se répercutent en outre relativement vite sur les coûts salariaux via l’indexation automatique, ce qui pourrait à nouveau creuser le handicap salarial. Dans ces conditions, on ne peut pas encore parler, à court terme, d’une reprise structurelle et durable de l’emploi industriel. »

La plupart des nouveaux emplois se trouvent en Flandre ; Bruxelles, elle, se redresse

Au premier trimestre 2026, l’emploi progresse dans les trois régions. La Région de Bruxelles-Capitale enregistre la plus forte croissance relative de l’emploi. Cette performance s’inscrit dans le prolongement de 2025, année durant laquelle Bruxelles avait déjà mieux résisté en matière de création d’emplois, après une période de recul. Les différences entre régions s’expliquent par la structure économique. La Flandre et la Wallonie sont davantage représentées dans l’industrie et les activités orientées export, actuellement sous pression. Bruxelles compte une part plus importante d’activités de services, comme le conseil et les services financiers, qui se portent relativement mieux à l’heure actuelle.

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