Les profils IT, numériques et data sont les plus recherchés : un grand employeur sur trois a besoin de nouvelles compétences numériques
Des recrutements principalement sous contrat permanent
Les projets de recrutement concernent avant tout des collaborateurs permanents. Dans 51 % des grandes entreprises, au moins 25 recrutements de ce type sont prévus. Au cours des six prochains mois, les employeurs s’attendent à recruter deux fois plus de collaborateurs permanents que de temporaires, avec une médiane de respectivement 25 et 12 personnes. Les profils les plus recherchés se situent dans les domaines de l’IT, du numérique et de la data (32 %). Les opérations, la production et la construction (31 %), ainsi que la logistique, la chaîne d’approvisionnement et la gestion d’entrepôts (29 %) figurent également en bonne place.
Un quart des grandes entreprises recherchent par ailleurs des profils RH. Une proportion identique souhaite recruter dans la finance et la comptabilité. Un employeur sur cinq investit dans des profils commerciaux, tandis qu’une même proportion recherche des collaborateurs pour le service clientèle. Les cadres et membres de direction restent eux aussi très demandés : 18 % des grands employeurs recherchent ce type de profils.
Un employeur sur trois a besoin de nouvelles compétences numériques
Les recrutements prévus visent principalement à compenser la rotation habituelle du personnel (54 %) ou à remplacer les départs à la retraite et les absences de courte ou de longue durée (43 %). Pour près de quatre employeurs sur dix (38 %), ils sont liés à une croissance structurelle découlant d’une augmentation du volume de travail. En outre, 30 % indiquent avoir besoin de nouvelles compétences numériques. Dans 18 % des entreprises, les recrutements sont associés à l’ouverture d’un nouveau site ou au lancement de nouvelles activités.
Un grand employeur sur trois anticipe des licenciements
Malgré des projets de recrutement importants, une grande entreprise sur trois prévoit également de licencier des collaborateurs au cours des six prochains mois. Le nombre médian de licenciements parmi les collaborateurs permanents s’élève à 15. Ceux-ci sont principalement attendus dans la logistique, la chaîne d’approvisionnement et la gestion d’entrepôts (30 %), dans les opérations, la production et la construction (25 %), ainsi que dans les achats, l’approvisionnement et le sourcing (21 %).
Les principales raisons invoquées sont la réduction des coûts (31 %), les restructurations (28 %), l’inadéquation entre le profil du collaborateur et les exigences de sa fonction (27 %), ainsi que l’arrivée à terme d’une mission temporaire (27 %).


« Ces chiffres illustrent toute l’ambivalence du marché du travail actuel pour les grands employeurs. D’une part, les entreprises continuent clairement à recruter, principalement pour compenser les départs naturels et attirer de nouvelles compétences numériques. D’autre part, nous constatons qu’un grand employeur sur trois anticipe simultanément des licenciements, souvent dans une logique de maîtrise des coûts, de restructuration ou en raison d’un décalage entre les compétences disponibles et les exigences des fonctions », explique Katleen Jacobs, Business Manager Advisory chez SD Worx. « Pour les employeurs, cela signifie que la planification stratégique des effectifs est plus importante que jamais : de quelles compétences aurons-nous besoin demain, lesquelles pouvons-nous développer en interne et pour lesquelles devons-nous recruter à l’extérieur ? Pour les travailleurs, il s’agit d’un signal clair : l’apprentissage continu et l’employabilité sont essentiels. Les candidats disposent toujours de réelles opportunités, notamment dans l’IT, le numérique, la data, les opérations et la logistique. Les employeurs se montrent toutefois de plus en plus attentifs à l’adéquation entre le profil, les compétences et leurs besoins futurs », ajoute-t-elle.



